Covid 19 – La Fondation se mobilise pour répondre aux besoins des associations partenaires et abonde vos dons

Sans-abri, malades, femmes vulnérables, migrants, détenus, mais aussi enfants et jeunes des quartiers défavorisés et des zones rurales, les bénéficiaires accompagnés par  les  associations  se retrouvent aujourd’hui d’autant plus fragilisés et isolés par la crise que nous vivons.

La Fondation s’est rapprochée de ses associations partenaires pour  évaluer les besoins engendrés par la crise et, afin de les aider à renforcer leur action auprès des plus vulnérables,   elle a d’ores et déjà décidé de leur allouer un montant d’urgence.

Découvrez ci-dessous les actions  mises en place par chaque association dans les champs de l’éducation, de l’insertion et de la lutte contre l’exclusion.

Vous  souhaitez  également   participer à cette opération  ? Rien de plus simple !

  • Faites un don à l’association de votre choix  directement via son site internet  (lien en bas du descriptif du projet),
  • INFORMEZ LA FONDATION par  email  du montant de  votre  don  et de l’association bénéficiaire,
  • La Fondation abondera  dans les mêmes proportions.

Sans-abri, malades, femmes vulnérables, migrants, détenus, mais aussi enfants et jeunes des quartiers défavorisés et des zones rurales, les bénéficiaires accompagnés par les associations se retrouvent aujourd’hui d’autant plus fragilisés et isolés par la crise que nous vivons.

La Fondation s’est rapprochée de ses associations partenaires pour  évaluer les besoins engendrés par la crise et, afin de les aider à renforcer leur action auprès des plus vulnérables,   elle a d’ores et déjà décidé de leur allouer un montant d’urgence.

Découvrez ci-dessous les actions  mises en place par chaque association dans les champs de l’éducation, de l’insertion et de la lutte contre l’exclusion.

Vous  souhaitez  également  participer à cette opération  ? Rien de plus simple !

  • Faites un don à l’association de votre choix  directement via son site internet (lien en bas du descriptif du projet),
  • INFORMEZ LA FONDATION par  email  du montant de votre don et de l’association bénéficiaire,
  • La Fondation abondera  dans les mêmes proportions.

EDUCATION

Le Rocher

Quartiers défavorisés

 

« Ce sont toujours les pauvres qui trinquent le plus ! » s’exclame Jean-François Morin, directeur du Rocher, en visant les conditions de confinement pour les familles des quartiers défavorisés : logements petits et surpeuplés, incapacité à remplir une attestation de déplacement dérogatoire, absence d’ordinateurs et d’imprimantes, mauvaise compréhension des consignes et des messages gouvernementaux, sans compter la montée des tensions qui fait de ces quartiers « une bombe à retardement ».

Développant depuis 20 ans des activités éducatives, sociales et culturelles dans les quartiers prioritaires en France, Le Rocher se distingue par la présence de volontaires qui ont fait le choix de vivre au cœur des cités, choix qui n’a pas été remis en cause avec
l’épidémie. L’association est présente en France avec 9 antennes.

L’association est présente en France avec 9 antennes. Elle a besoin de masques, de gels et de gants pour ses équipes et pour les jeunes et leurs familles. Le coût est de 3 300 € par antenne, soit 30 000 au total.

Ma Chance Moi Aussi

Quartiers défavorisés

 

Pour les familles défavorisées, la crise sanitaire accentue les inégalités en amplifiant le décrochage scolaire des enfants dont les parents sont bien souvent démunis pour les aider dans leurs devoirs à la maison. Le confinement (petits logements, problèmes familiaux exacerbés, inquiétude des parents,) associé au manque de moyens numériques et parfois, à une maîtrise incertaine de la langue française, augmentera sans aucun doute le constat alarmant sur lequel est fondée l’action de l’association : sur les 1 500 quartiers prioritaires que compte la France, 1 enfant sur 3 quitte le système scolaire sans aucune formation.
Ma Chance Moi Aussi prend en charge (renforcement scolaire, activité d’éveil) les enfants à partir de 5 ans et pendant 10 ans s’il le faut, après l’école tous les soirs de la semaine, le mercredi après-midi et la moitié des vacances scolaires, en collaboration étroite avec les familles et l’Education Nationale. Actuellement, la prise en charge se fait à distance, autant que possible.
A la suite du confinement, l’association devra mettre les bouchées doubles : 15 000 € sont nécessaires pour la mise en place de séances de rattrapage scolaire musclées entre juin et octobre.

Le Cours Clovis – Espérance Ruralités

Zones rurales

En France, les jeunes ruraux sont touchés par un décrochage scolaire considérable. Le Cours Clovis, collège pilote de la Fondation Espérance Ruralités, accueille des collégiens issus de milieux modestes ou défavorisés qui ne trouvent pas leur place au sein de l’enseignement public. Comme toutes les écoles de France, l’établissement a fermé ses portes. Les professeurs sont très mobilisés pour assurer la continuité pédagogique mais plus le confinement durera, plus les élèves en difficulté pâtiront de l’absence de cours en présentiel, d’autant que, dans la majorité des cas, ce sont eux dont les parents sont les moins à même de les aider dans leurs devoirs.

Le Cours Clovis dépend financièrement de la générosité privée et s’inquiète de la baisse des dons de la part des particuliers et des entreprises. La campagne de levée de dons « IFI » prévue mi-avril par courrier ne pourra pas être mise en œuvre et se traduira par une perte de 100 000 € sur le budget 2020.

L’association doit donc investir en urgence dans l’élaboration d’une stratégie de collecte digitale et se doter des outils nécessaires. Pour cela, elle a besoin de 40 000 € correspondant à des prestations de conseil, à l’élaboration d’outils de collecte et de fichiers d’adresses, à du graphisme, des achats d’espaces publicitaires et du référencement.

Cours Ozanam

Quartiers défavorisés

 

Avec la fermeture des écoles pendant 2 mois, les risques de décrochage scolaire des enfants des quartiers prioritaires se sont accrus : perte de repères personnels, désocialisation, manque de matériel informatique à la maison, chômage des parents, par ailleurs en charge de fratries nombreuses… Or les enfants scolarisés au Cours Ozanam (école élémentaire et collège du réseau Espérances Banlieues à Marseille) ont besoin d’un cadre éducatif sécurisant et qui donne confiance, afin de réussir leur scolarité.

Malgré la réouverture de l’école, un nombre important d’élèves reste confiné, situation qui, selon le directeur, perdurera à la rentrée de septembre : pour certains élèves , durablement, s’ils sont membre d’une famille à risque, pour d’autres temporairement, s’ils doivent subir une quatorzaine, à cause de leur environnement.
Pour ces élèves « à distance »,  garder le lien est crucial. Les outils mis en place dès le début du confinement restent d’actualité et notamment le prêt d’ordinateurs. L’association chiffre ses besoins à 30 ordinateurs pour un montant total de 11 800€.

Le Choix de l’Ecole

Quartiers défavorisés

 

La crise sanitaire a frappé de plein fouet les collégiens des réseaux d’éducation prioritaire (REP) dont le décrochage scolaire, lié à la fermeture des écoles et à l’enseignement à distance, se révèle supérieur à la moyenne nationale.

L’association Le Choix de l’Ecole, (qui encourage de jeunes diplômés et de jeunes actifs à s’engager comme enseignants dans les collèges de l’éducation prioritaire.) a réagi très tôt . Elle a été le premier acteur associatif à distribuer des tablettes aux collégiens de Seine-Saint-Denis pour assurer la continuité pédagogique et a co-fondé un dispositif de mentorat d’urgence, Réussite Virale, avec des associations partenaires.

Aujourd’hui, l’association doit recruter et former sa nouvelle cohorte de professeurs à distance.

Par ailleurs, le format de l’université d’été, qui forme pendant 3 semaines les futurs enseignants, a été repensé, pour qu’il bénéficie également aux élèves. Elle aura lieu cette année dans les collèges de La Courneuve, et permettra aux futurs enseignants de préparer leur rentrée tout en assurant le soutien scolaire de 250 collégiens .

Pour organiser les ateliers de préparation au soutien scolaire de cette université d’été « nouveau format », Le Choix de l’Ecole a besoin de 15 000 €.

Sport dans la Ville

Quartiers défavorisés

 

Assortie de la crainte d’une crise sociale à moyen terme, la crise sanitaire fragilise le quotidien et les perspectives d’avenir des jeunes des quartiers prioritaires.

La mission d’intégration de ces jeunes, menée depuis 1998 par l’association Sport dans la Ville, nécessite un travail « présentiel », mis à mal dans le contexte actuel. De plus, les jeunes sont pour la plupart sans équipement numérique, ce qui prive l’association d’une partie importante de son action.

Pour Sport dans la Ville, seulement 4 % des 1 600 jeunes du programme Job dans la Ville ont trouvé un stage ou une formation en alternance pour le second semestre. Les équipes de Sport dans la Ville craignent que ces jeunes, en décrochant, renouent avec les dérives des quartiers : trafics en tous genres, économie parallèle, violence sociale et radicalisation.

Afin d’équiper une trentaine de jeunes du programme Job dans la Ville (en formation, alternance ou recherche d’emploi) ayant urgemment besoin d’utiliser des outils informatiques, ainsi que leurs encadrants, l’association a besoin de 20 000€.

* Le Choix de l’Ecole n’ayant pas de plateforme de don, merci de faire votre don à la Fondation Financière de l’Echiquier et de nous faire part du fléchage au Choix de l’Ecole par mail à fondation@lfde.com

EXCLUSION

La Cloche

Personnes sans-abri

Pour agir en faveur de l’inclusion sociale des sans-abri, La Cloche développe Le Carillon, un réseau solidaire de proximité entre commerçants et habitants d’un quartier d’une part et personnes sans domicile du même quartier d’autre part. Les commerçants offrent des services du quotidien (utiliser les toilettes, charger son téléphone, obtenir un verre d’eau..) tandis que les habitants pré-payent des produits (cafés, viennoiseries, repas…) à offrir sous forme de bons aux personnes sans domicile.

Dans le contexte actuel, les personnes sans domicile subissent une urgence sanitaire aggravée tandis que leur isolement revêt une forme encore plus violente. La plupart des partenaires de l’action sociale ont arrêté leurs activités (maraudes, accueils de jour…) et ceux qui demeurent ouverts sont saturés. 80% des commerçants appartenant au réseau du Carillon sont fermés.

Toutefois, 20% du réseau de commerçants Le Carillon restent ouverts et donnent un accès gratuit à plus de 25 services de première nécessité : aller aux toilettes, se laver les mains ou brancher son téléphone. Des actions spécifiques sont mises en place : impression et mise à disposition d’autorisations de sorties, impressions de flyers répertoriant les structures ouvertes, etc. Enfin, les riverains continuent d’être sensibilisés et mobilisés pour l’organisation de points de collecte, pour la création de kits d’hygiène ou pour la confection de soupes par les restaurateurs fermés.  Pour assurer toutes ses missions, La Cloche a besoin de couvrir ses charges courantes (loyer, comptabilité, logiciel RH) qui s’élèvent à 12 400 € par mois.

Ikambere

Femmes touchées par le VIH

Situé à Saint-Denis, Ikambere est un accueil de jour destiné aux femmes vulnérables touchées par le VIH/SIDA, majoritairement migrantes. L’enjeu de l’association est de permettre à ces femmes d’accéder aux soins, aux droits, au logement, à l’emploi, à une alimentation saine et à des activités favorisant le lien social et l’estime de soi, afin de rompre leur isolement et améliorer leurs conditions de vie.

La fermeture du centre d’accueil a un impact direct sur le suivi et le soutien des bénéficiaires de l’association. Ne sont plus assurées l’offre d’un repas complet et gratuit ainsi que de nombreuses activités favorisant le lien social et l’entraide mutuelle. Les femmes accompagnées vivent avec une maladie chronique qui nécessite la prise d’un traitement quotidien. Du fait de cette pathologie, elles sont particulièrement vulnérables au Covid 19 et obligées d’avoir un accès à un repas afin de prendre leur traitement. Or les repas ne peuvent plus être assurés sur le lieu de l’association.

Pour les deux mois à venir, Ikambere chiffre ses besoins à 47 000 €. Ce fonds d’urgence vise à apporter :

 

  • Une aide alimentaire grâce à la distribution de colis alimentaires assurés par une assistante sociale motorisée
  • Un soutien moral à travers une permanence téléphonique et des actions sociales menées par 3 assistantes sociales
  • Une mise à l’abri des femmes dans des appartements et dans des hôtels.

Entourage

Personnes sans-abri

Les personnes sans abri sont particulièrement impactées par la crise sanitaire. Plus vulnérables face à une contamination à cause de leur état de santé fragile, elles subissent en plus la fermeture de nombreux accueils de jour et ne comprennent pas toujours la nécessité des gestes barrières. Le confinement accentue leur isolement : elles sont totalement exclues de ce lien social dont nous avons tant besoin en ce moment.

Depuis 2014, l’association Entourage développe un réseau social numérique qui met en lien les associations, les riverains et les personnes sans abri (qui disposent pour une grande majorité d’un téléphone portable). Ces dernières peuvent alors exprimer leurs besoins (discuter, faire appel à un médecin, disposer d’un sac de couchage, laver ses affaires…).

La force digitale de l’association lui permet aujourd’hui d’être réactive. Sont produits et diffusés des contenus pour répondre aux demandes concernant la disponibilité des services médicaux, l’accès à l’hygiène et l’alimentation. L’entraide entre riverains et personnes sans abri est facilitée via la plateforme Entourage qui s’ouvrira prochainement à toutes les personnes isolées. Le téléphone n’est pas en reste : l’opération « les bonnes ondes » permet de maintenir un lien quotidien.

Reste le besoin de convivialité des personnes sans-abri : l’association y répond par l’organisation d’événements digitaux localisés, dont le coût est de 11 000 €.

 

Lazare

Colocations solidaires

Depuis 2011, Lazare développe dans toute la France des appartements partagés entre de jeunes actifs bénévoles (entre 25 et 35 ans) et des personnes qui ont vécu dans la rue : une alternative aux foyers d’hébergement car chacun a une chambre individuelle. Sont partagés la cuisine et le salon pour favoriser une vie en communauté qui répond à la solitude et à la précarité des personnes sans domicile fixe.

Actuellement, les 8 « maisons » demeurent ouvertes. Les jeunes professionnels et les responsables de maisons ont fait le choix de rester, dans un contexte de confinement qui est un défi quotidien pour eux mais aussi pour les personnes de la rue qui ont du mal à respecter les gestes sanitaires et barrières.

L’association a 2 besoins urgents pour avril et mai :

  • Augmenter le budget de nourriture de chaque maison : 8 000 € pour les 8 maisons
  • Financer le surplus d’eau, de gaz et d’électricité lié au confinement : 4 800 € 

Clubhouse

Maladies psychiques

L’action de Clubhouse vise à réintégrer socialement et professionnellement des personnes atteintes de maladies psychiques, en les accueillant dans les « clubs » (3 en France à Paris, Bordeaux et Lyon) sur le fondement d’un modèle qui a fait ses preuves depuis 60 ans dans plus de 30 pays. La mission de Clubhouse est de développer les capacités de ses membres pour qu’ils vivent et travaillent dans la société avec le plus d’autonomie et de  satisfaction possibles. Les « clubs » sont aujourd’hui fermés. Le changement de rythme, les actualités négatives, le confinement forcé mettent en risque les personnes atteintes de troubles psychiques (insomnies, anxiété, sur-sollicitation de soins par peur de la maladie, consommation accrue d’alcool et de tabac, altération de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, augmentation des conflits familiaux et de la violence).

Pour continuer d’assurer sa présence au quotidien auprès de ses bénéficiaires, l’association a besoin en urgence de 20 000 € pour développer sa plateforme «E-Clubhouse», comprenant des espaces collaboratifs et des contacts quotidiens par téléphone et Internet afin de conserver et multiplier les échanges avec ses membres.

JRS France

Réfugiés et demandeurs d’asile

Avec la crise sanitaire, JRS France (Jesuit Refugee Service) doit faire face à de nombreux défis : accompagner à distance les situations les plus critiques, trouver des solutions d’hébergement, soutenir financièrement pour l’achat de produits de première nécessité les familles d’accueil les plus modestes, qui ont accepté de prolonger l’accueil du demandeur d’asile.

Les plus jeunes sont au cœur des préoccupations de l’association pour ne pas briser leurs parcours d’insertion en France, fondé notamment sur l’apprentissage de la langue. L’enjeu est de les motiver pour qu’ils continuent à se préparer à l’examen DELF (Diplôme d’Etudes en Langue Française). L’association a également mis en place des activités de co-construction en ligne quotidiennes, afin de maintenir le lien avec les jeunes.

Les besoins de JRS pour le maintien des cours de français et des activités à distance, ainsi que pour le soutien financier aux familles d’accueil est évalué à 10 200 €.

La Maison de l’Amitié

Personnes sans-abri

Dans un quartier d’affaires vidé de ses 180 000 travailleurs, les sans-abris de La Défense ont cumulé les difficultés depuis l’annonce du confinement. Aux contraintes habituelles rencontrées dans ce quartier si particulier (manque de lieu pour se poser et se reposer, pas de toilettes ni de points d’eau), se sont ajoutés l’impossibilité de faire la manche, moins de nourriture disponible avec la fermeture des restaurants, moins de sécurité dans les parkings, et un isolement accru.

Pour La Maison de l’Amitié, présente à La Défense depuis 20 ans, pas question d’abandonner ses bénéficiaires ! Il n’a fallu qu’une semaine à l’association pour adapter ses pratiques aux mesures de distanciation et rouvrir ses portes à des personnes très fragilisées, venant chercher un peu de réconfort : la fréquentation a parfois atteint plus de 80 personnes par jour.

En plus des colis alimentaires et hygiéniques, les personnes de la rue ont pu, comme à l’accoutumée, avoir accès aux douches et sanitaires de l’association. Le travail d’accompagnement social a également été maintenu, en s’adaptant aux situations personnelles de chacun pour les rediriger vers les dispositifs les plus adéquats. Enfin, aux maraudes bihebdomadaires se sont ajoutées des maraudes téléphoniques quotidiennes afin d’assurer une écoute attentive pour recueillir les besoins de lien social et être le relais des annonces du gouvernement.

L’association, qui craint une baisse des subventions privées et publiques, a besoin de 10 000 € pour continuer à fournir un accompagnement global et de qualité aux sans-abris de la Défense.

Un Ballon pour l’Insertion

Personnes sans-abri

« Pour les pauvres, une double peine » déclare Nicolas Clément, Président d’Un Ballon pour l’Insertion, dans sa tribune pour le Monde. La fermeture des restaurants, des lieux de distribution des repas et les gestes barrière précarisent davantage les personnes qui vivent à la rue.

Pour l’association, tout le travail de remobilisation par le sport avec les sans-abri est également impacté : les séjours et activités sportifs sont suspendus. Des tutoriels de sport à distance ont été déployés pour maintenir le lien, mais c’est au sortir de la crise sanitaire que l’action d’Un Ballon pour l’Insertion sera essentielle. Car il faudra répondre à l’immense besoin de rencontres des personnes de la rue et aussi redonner espoir et motivation à un public très ébranlé par le contexte actuel. Or en parallèle les ressources de l’association sont en baisse : la participation de ses associations partenaires aux séjours et activités sportifs est aujourd’hui remise en question.

Pour offrir à nouveau à ses bénéficiaires, dès que le contexte le permettra, des plages de respiration grâce au sport, l’association a besoin de 10 000 €.

Corot Entraide

Familles et jeunes en difficulté

Fondée en 1973 à Paris, Corot Entraide propose aux familles en difficulté une épicerie et un vestiaire solidaires ainsi qu’un hébergement pour les jeunes sans-abri de 18 à 25 ans. Pour ces derniers, plus qu’un toit, l’association leur offre un véritable parcours d’insertion qui va de l’accès aux droits à l’élaboration d’un projet professionnel en passant par la reconstruction du lien social.

La crise sanitaire a considérablement affecté les bénéficiaires de l’association et déstabilisé le travail de réinsertion effectué avant le confinement. La précarité financière et le manque de produits de première nécessité ont engendré une anxiété croissante et un besoin d’accompagnement accru. Quant aux jeunes de l’association, leurs projets d’insertion sont à l’arrêt.

Pour répondre à ces besoins, Corot Entraide a mis en place des solutions de proximité : fourniture de chèques services aux jeunes accompagnés, mobilisation des réseaux de voisinage pour aller à la rencontre des personnes en rupture téléphonique et garder le lien, paniers alimentaires et fourniture d’équipements, aides au soutien scolaire etc.

Pour préparer « l’après Covid », Corot Entraide doit également effectuer des travaux de réaménagement de ses locaux et des chambres de service mises à la disposition des jeunes afin de respecter les conditions sanitaires, renforcer son accompagnement social et humain au travers de formations, et augmenter son aide alimentaire à moyen terme.

Pour consolider l’accompagnement de ses bénéficiaires en respectant les mesures de distanciation sociale, l’association chiffre ses besoins à 20 000 €.

INSERTION

Emmaüs Défi

Personnes éloignées de l’emploi

La crise sanitaire a considérablement affaibli les salariés en parcours d’insertion chez Emmaüs Défi, contraints de ralentir leur activité pendant toute la durée du confinement, alors même que la raison d’être de l’association est la réinsertion par le travail. Ce désoeuvrement prolongé a fait apparaître un besoin accru de lien social pour les salariés accompagnés. Les bénéficiaires de la Banque Solidaire de l’Equipement (service d’aménagement à tout petit prix) n’ont quant à eux pas pu être équipés pour meubler leur logement, ce qui prolonge d’autant leur précarité matérielle.

De plus, le modèle économique d’Emmaüs Défi, qui s’appuie notamment sur la collecte d’objets de seconde main et sur leur revente est aujourd’hui impacté et fragilisé par les nouvelles règles de distanciation sociale.

L’association redouble donc d’efforts et d’inventivité pour trouver des alternatives et répondre à tous ces enjeux. En attendant la réouverture de ses espaces de ventes et de collecte de dons, elle reprend progressivement son activité en s’adaptant aux nouvelles contraintes : une activité de production de masques a été lancée et des ateliers « do it yourself » ont été mis en place afin de créer du lien social.

Pour la production et la distribution de masques et de surblouses par des salariés en insertion, Emmaüs Défi a besoin de 20 000 €.

Wake Up Café

Personnes détenues et sortant de prison

La crise sanitaire affaiblit considérablement les sortants de prison, déjà très vulnérables en temps normal avec un taux de récidive de 60%. Or depuis le 17 mars, pour des raisons sanitaires urgentes liées à la surpopulation carcérale, plus de 8 000 personnes en fin de
peine ont été sorties de prison, la grande majorité sans emploi, sans argent, sans lieu d’accueil et sans préparation et projet à court et moyen terme.

L’accompagnement des sortants de prison (vers une réinsertion durable sans récidive) par l’association Wake Up Café a dû être révisé pour se déployer à distance et répondre aux besoins d’urgence exprimés par les « wakeurs » : denrées alimentaires, produits d’hygiène, logements d’urgence, accès internet et téléphone, soutien moral, au cœur de l’expertise de l’association car la lutte contre l’ennui, les mauvaises pensées et le fatalisme est devenue une priorité absolue.

Des ateliers collectifs en visioconférence (préparation à l’emploi, suivi juridique), des newsletters et des lettres personnelles envoyées par la poste, des appels quotidiens et la mise à l’emploi de 16 « wakeurs » dans les métiers actuellement en tension (livraison, manutention) participent à ce travail de réinvention de l’association, qui chiffre dans l’immédiat, à 18 000 € ses achats de première nécessité (nourriture, produits d’hygiène, tenue de travail), marche incontournable pour entamer un parcours de réinsertion.

La Cravate Solidaire

Personnes éloignées de l’emploi

En cette période de crise sanitaire, les personnes en réinsertion professionnelle sont davantage isolées et fragilisées. Elles ont besoin d’être accompagnées dans leur démarche de recherche d’emploi en ligne et dans la préparation de leur entretien d’embauche, car il est probable que la crise économique qui va résulter du contexte actuel va les frapper de plein fouet. (90 % des bénéficiaires de l’association vivent en deçà du seuil de pauvreté).

L’association La Cravate Solidaire a adapté ses pratiques pour poursuivre ses actions à distance et continuer d’accompagner les candidats à l’embauche dans leur recherche . Les ateliers Coup de Pouce à la Maison ont ainsi été déployés sur les antennes de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Le Mans, Lille et Paris. Revue complète des CV, préparation du « pitch de présentation », ateliers LinkedIn et réseaux sociaux, simulation de web-entretiens de recrutement : tout est mis en place pour favoriser la réussite de 300 candidats de mi-mars à mi-juin.

Le budget de ce projet s’élève à 11 800 euros par antenne, soit 59 000 euros au total, pour la mise en oeuvre du programme, la mobilisation des bénévoles, les relations avec les associations partenaires prescriptrices, le contact et le suivi des candidats, le reporting et suivi du projet.

Permis de construire

Détenus et sortants de prison

La crise sanitaire n’épargne pas les prisons. Des mesures d’urgence ont été prises pour réduire significativement la population carcérale : 8 000 personnes en fin de peine sont sorties de prison, toutefois sans préparation et dans des conditions de confinement qui ont aggravé leur isolement et leurs fragilités.

Pour les bénéficiaires de Permis de Construire, les difficultés antérieures (addictions, souffrance psychologique, solitude) se sont accrues et les risques de récidive mettent en péril leur réinsertion. Car les activités collectives proposées par l’association, source d’épanouissement pour les participants, sont pour le moment à l’arrêt, ce qui ébranle la belle dynamique construite jusqu’alors.

Malgré tout, forte de ses 10 années d’expérience, l’association poursuit sa mission : elle garde le lien avec ses bénéficiaires grâce à des appels téléphoniques réguliers et a créé une cellule de soutien psychologique et social pour toute personne condamnée ou sortant de prison dans le territoire nantais.

Les sortants de prison sont accompagnés dans leurs démarches administratives numériques. Pour répondre à leur déficit sur le plan numérique, Permis de Construire a mis en place un parcours approfondi sur l’inclusion numérique.

Pour la mise en place de la cellule de soutien et des parcours d’inclusion numérique, Permis de Construire a besoin de 20 000 €.

Adage

Femmes en situation de précarité

Convaincue que l’accès à l’emploi restaure la dignité et permet l’accès aux droits et l’intégration dans la vie citoyenne, ADAGE met en place, depuis 10 ans et à destination de femmes en précarité, des actions d’insertion (accompagnement individuel, groupes de parole, chantier d’insertion aux concours d’aide-soignant ou d’auxiliaire de puériculture).

Les femmes accompagnées par ADAGE, ont été particulièrement touchées par la crise. Le manque d’équipement numérique de leur foyer a considérablement morcelé le suivi pédagogique et l’assiduité aux formations à distance. L’association est donc intervenue dès le début du confinement pour équiper ces femmes en matériel informatique, ce qui a permis de garder le lien et de dispenser des cours à distance. Néanmoins, les modalités d’admission aux formations d’aide-soignant et d’auxiliaire de puériculture viennent d’augmenter le niveau de français requis pour les ressortissants hors Union Européenne, soit la plupart des bénéficiaires d’ADAGE.

Pour donner toutes les chances de réussite à ses préparationnaires, ADAGE va donc mettre en place 2 mois supplémentaires de cours de Français Langue Etrangère, afin de rattraper le retard accumulé pendant le confinement et permettre aux femmes accompagnées d’intégrer la formation souhaitée.

Pour la mise en place des cours de français, ADAGE a besoin de 15 000 €.

* ADAGE n’ayant pas de plateforme de don, merci de faire votre don à la Fondation Financière de l’Echiquier et de nous faire part du fléchage à ADAGE par mail à fondation@lfde.com

Share This