30 juin 2017

« L’entreprise à mission » sera-t-elle l’entreprise de demain ?

Le 29 juin, au Collège des Bernardins, Prophil, cabinet de conseil en philanthropie, a présenté les résultats de  son étude menée sur les « entreprises à mission », ces entreprises hybrides présentes notamment aux USA , en Italie et au Royaume-Uni, qui actent dans leurs statuts,  avec l’accord de leurs parties prenantes  et plus particulièrement  de leurs actionnaires, que leur objectif est de concilier rentabilité économique et utilité sociétale.

L’enjeu ? Ne pas laisser aux portes des conseils d’administration ou des comités exécutifs, les questions de RSE et graver dans le marbre que l’entreprise peut et sait répondre positivement aux défis sociétaux. En un mot, il s’agit de repenser la finalité de l’entreprise et du  capitalisme dont le court-termisme et la financiarisation actuels « nous mènent droit dans le mur », selon Henri Lachmann, ancien Président de Schneider Electric et invité en qualité de grand témoin.

Ainsi Yvon Chouinard, fondateur en Californie de la marque de vêtements de sport Patagonia, a-t-il adopté le statut de Benefit Corporation pour lui permettre  une transmission apaisée de l’entreprise et s’assurer que  l’ADN d’origine (« fabriquer les meilleurs produits en causant le moindre impact environnemental, utiliser le monde des affaires pour inspirer et mettre en place des solutions à la crise environnementale ») serait respecté dans le temps.

En France, la chaire « Théorie de l’entreprise. Modèles de gouvernance et création collective » de Mines Paris Tech est en train d’élaborer le statut de SOSE (Société à objet social étendu). Souhaitons qu’il en inspire beaucoup !

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